Le quartier de l’Arsenal : un siècle d’histoire en mouvement

  • expositions

19 septembre 2020 - 30 juin 2021
du lundi au samedi de 14h à 17h45

entrée gratuite

Musée D’Histoire Locale
place du 11 novembre, Rueil-Malmaison

Réservations et renseignements

Téléphone : 01 47 32 66 50
Téléphone : 01 47 32 66 50

Internet : villederueil.fr
Site Internet :


VOIR LE PLAN D'ACCÈS

Le quartier de l’Arsenal : un siècle d’histoire en mouvement

Le musée d’Histoire locale présente une exposition sur l’histoire du quartier de l’Arsenal.

Situé au sud-est du village de « Rueil », le territoire se distingue par ses parcelles agricoles et une éminence, dénommée plus tard « Mont
Valérien ». Au XVIe siècle, les premières mentions de « Valerian » apparaissent dans les sources. Devenu par la suite un lieu de pèlerinage, le mont est occupé par une communauté religieuse, dont les biens sont saisis sous la Révolution française. Dans les années 1840, un fort y est
aménagé pour défendre la capitale ; il est d’ailleurs le théâtre, tout comme ses alentours, des combats de la guerre franco-prussienne entre 1870 et 1871.
Durant l’époque moderne, la principale activité est la viticulture. Notons qu’en 1845, on compte 384 hectares de vignes à Rueil. La rue dite « des Bons Raisins » fait ainsi référence à cette activité ancienne.
Le territoire est également dominé par la culture des céréales. Deux moulins à vent étaient d’ailleurs installés. Très restauré, l’un est encore visible aujourd’hui, le Moulin des Gibets à la limite de Rueil et Nanterre. L’autre, le Moulin de l’Orme Thibault, était situé à la pointe de la fourche formée par la rue Bons Raisins et l’avenue Georges Pompidou. Il est transformé en ferme au cours du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, le phylloxéra mais aussi l’amélioration des transports et de la conservation du vin du midi marquent la fin de la culture de la vigne en région parisienne et notamment sur le plateau autour du mont Valérien. Les cultures maraîchères et fruitières prennent la place de la vigne ; des serres sont également construites.

L’ESSOR INDUSTRIEL
En 1917, le Ministère de la Guerre acquiert des terrains à Rueil pour y installer une annexe de l’Atelier de Construction de Puteaux (APX), entreprise
spécialisée dans la fabrication de matériels militaires. Cette annexe prend le nom de « Docks de Rueil », puis, en 1935 d’ARL, Atelier de Construction de Rueil. Rapidement surnommé « l’Arsenal », ce site industriel est aménagé sur cette parcelle si particulière entre le chemin des Bons Raisins (actuelle rue des Bons Raisins), le chemin de Nanterre à Suresnes (actuelle rue Gallieni), et le chemin des Blanchettes (actuelle rue Voltaire). On y trouve alors des ateliers de réparation et de montage de chars de combat, un atelier automobile, des hangars et des parcs de stockage. Une ligne de tramway assurait la liaison entre les Docks, la gare du Val-d’Or à Suresnes et la Porte Maillot : elle permettait d’acheminer les ouvriers en provenance de Puteaux. L’Arsenal
employait alors 400 ouvriers. Pour leur famille, le Ministère de la Défense aménage une piscine et des terrains de sports à proximité des usines.
En 1971, les terrains de l’ARL sont cédés à la Régie nationale Renault, tandis que ses activités sont transférées sur le Plateau de Satory.
D’autres entreprises s’installent autour de l’Arsenal, comme la société Bernard-Moteurs, rue Gallieni, en 1924. En 1948, ce sont les ateliers de la société Vétra, constructeur de véhicules électriques, qui sont édifiés rue des Bons Raisins, en face de l’Arsenal. C’est d’ailleurs le site de cette dernière qui est rachetée en 1952 par la Régie Renault. Elle y place un Bureau d’étude afin de désengorger l’espace de Billancourt.
En 1962, près de 1300 personnes y travaillent. En 1971, la Régie Renault acquiert le site de l’Arsenal, situé de l’autre côté de la rue des Bons Raisins : l’effectif du Bureau d’étude passe alors à 3036 personnes. Plusieurs voitures ont été imaginées et même construites sur les terrains du Centre Technique de Rueil (le CTR) : La Dauphine, l’Estafette, les R5, R8, R15, R16 et R17. Renault est alors le premier employeur de Rueil, avant d’annoncer la fermeture du site
en 1994, et son transfert dans les ateliers modernes de Guyancourt.
En 2013, la Ville de Rueil-Malmaison acquiert les terrains et se penche sur un projet d’éco-quartier devant prendre la place des 26 hectares
de friches industrielles.

Découvrez la suite au musée d’Histoire locale !