Avec Une heure à soi, Adèle Van Reeth signe un essai à la fois intime,
philosophique et immédiatement partageable, porté par une question
dans laquelle chacun peut se reconnaître : que cherchons-nous à fuir dans
letumulte de nos vies ? Lelivre commence avec un gestesimpleet puissant,
partir seule quelques jours dans un monastère de religieuses, pour faire
l’épreuve du silence, a%n de tirer de cette expérience une ré'exion sur la
fatigue contemporaine, la surcharge mentale, le divertissement et notre
incapacité à demeurer face à nous-mêmes.
La force du projet est de ne jamais choisir entre pensée et expérience.
Le texte avance dans une langue précise, nerveuse, nourrie de scènes
familiales, professionnelles et monastiques, qui donnent chair à des
questions profondes. Le dialogue avec les œuvres de Pascal et de Virginia
Woolf donne au livre son relief intellectuel sans jamais l’éloigner du
quotidien. C’est cette alliance entre accessibilité, exigence et intensité
vécue qui fait sa singularité.
En choisissant la forme du récit pour méditer, l’autricetouche bien au-delà
du lectorat philosophique strict, en rencontrant aussi celui des essais de
société, des récits personnels et plus largement, d’un lectorat sensible aux
tensions entre vie intérieure, travail, famille et liberté. Ce nouvel ouvrage
s’inscrit résolument dans la veine qui a fait le succès de La vie ordinaire,
et il possède tous les atouts d’un essai accessible, incarné et profondément
actuel.
Née en 1982, Adèle Van Reeth est philosophe et autrice. Elle a déjà publié La vie
ordinaire (2020) et Inconsolable (2023).