En 2007, Atiq Rahimi part à Calcutta pour le tournage d’un film.
L’échec du projet le précipite dans un chagrin vif, qui devient la source de son roman Syngué sabour. Quelques années plus tard, il retrouve, au travers d’une série de photos de son ami et collaborateur Dana Farzanehpour, les rues de Calcutta qui l’avaient tant marqué. De cette rencontre entre deux voyages dans la même ville, séparés par le temps, naîtront Les Silences de Kolkata.
Ce livre est une promenade sans but, une errance au hasard des venelles de la grande ville, la plus peuplée au monde, dit-on. Peuplée, certes, mais sa densité révèle, au-delà de la cohue, une vie secrète, nocturne, cachée. En commentant les clichés de son ami, Atiq Rahimi entre dans des boutiques obscures, croise un photographe de fantômes, rêve le destin d’un ouvrier qu’il imagine venu d’ailleurs. Avec lui, nous découvrons une multitude de visages qui murmurent au poète et au photographe des histoires de solitude, d’exil, l’errance, mais aussi de lumière et de transmission.

Romancier et réalisateur, il publie en 2000 son premier livre Terre et cendres, et l’adapte pour le cinéma en 2004. Le film présenté au festival de Cannes la même année obtient le prix Regard vers l’avenir. En 2008, il publie son premier ouvrage écrit en français, Syngué sabour, pierre de patience, récompensé par le prix Goncourt. Son dernier roman, Les porteurs d’eau paraît en 2019.
