Pour avoir la tête ailleurs, découvrir un musée lointain :


Le musée d'art : la collection McMichael d'art canadien.

à Vaughan , Ontario , Canada.
Avec un focus sur un mouvement pictural canadien : le Groupe des Sept (1920-1933)

La Collection McMichael d'art canadien (MCAC) est un musée d’art à Vaughan, Ontario, Canada

La collection remonte à 1955, lorsque Robert et Signe McMichael ont commencé à collectionner des œuvres d'artistes associés au Groupe des Sept – mouvement très important au Canada, exposant leurs œuvres chez eux à Kleinburg.

Bien que le musée ait été créé à l'origine avec un accent institutionnel sur le Groupe des Sept, le mandat du musée a ensuite été élargi pour inclure l'art canadien contemporain et l'art des Canadiens autochtones

<em><span style="font-size: 14px;">Tom Thomson, du Groupe des Sept « The Jack Pine », 1916</span></em>

La Collection McMichael d'art canadien est la plus grande galerie d'art financée par des fonds publics au Canada qui se concentre exclusivement sur l'art canadien et autochtone, à la fois historique et contemporain.
La collection permanente comprend plus de 6 500 œuvres d'art de Tom Thomson, du Groupe des Sept, de leurs contemporains et d'artistes des Premières Nations, métis, inuits et contemporains qui ont contribué au développement de l'art au Canada.
Le McMichael est également la galerie d'archives des œuvres sur papier de la communauté inuite de Cape Dorset (Kinngait) et est le gardien des archives de Cape Dorset, une ressource de plus de 100 000 œuvres d'art.

Le Groupe des Sept (en anglais The Group of Seven) : mouvement pictural du Canada qui s'affirme comme une école paysagiste.
Il est créé par de jeunes artistes canadiens qui se rassemblent dès 1913 dans un immeuble de trois étages de Toronto composé d'ateliers d'artistes : le Studio Building. Ils s'y rencontrent entre 1911 et 1913, mais le groupe n'est baptisé qu'en mars 1920 et est officiellement reconnu le 7 mai suivant lors de leur première exposition au Musée des beaux-arts de l'Ontario.

Les sept peintres du Groupe des sept, et leur ami Barker Fairley, au Arts and Letters Club de Toronto, en 1945.
De gauche à droite : Frederick Varley, A. Y. Jackson, Lawren Harris, Farley Frank Johnston, Arthur Lismer et J. E. H. MacDonald.

Au départ, c'est leur volonté de rejet de la tradition européenne, qui se traduisait par l'aspect académique de la peinture au Canada, qui rassemble ces jeunes peintres : les régions sauvages du Canada devaient être enregistrées dans un style de peinture distinctif. Ce style refléterait un sentiment de plus en plus nationaliste.

Aujourd'hui, ces hommes comptent parmi les artistes les plus célèbres du Canada. Pour plusieurs, leurs œuvres en sont venues à symboliser ce qu'est l'identité typiquement canadienne.

La dernière exposition des Sept a eu lieu en 1931.

Les membres décident ensuite de se séparer et d'aller chacun de leur côté, en affirmant néanmoins qu'ils doivent céder la place à un mouvement plus important, après avoir renouvelé la peinture au Canada. Ils ont ainsi produit en quelques années des œuvres devenues des symboles du paysage canadien et de véritables icônes de la nature.

Le Groupe des sept a grandement contribué à revendiquer le Nord canadien comme le royaume de l'artiste et de l'explorateur, l'interprétant et lui donnant une signification.

Voici, en effet, ce qu'écrit A.Y. Jackson au sujet de la région d'Algoma :

« Comme la région se trouvait sur la ligne de partage des eaux, elle comptait des douzaines de lacs, dont beaucoup ne figuraient sur aucune carte. À ceux-là nous avons donné des noms. Les lacs aux eaux miroitantes ont été baptisés du nom de personnes que nous admirions, comme Thomson et MacCallum, tandis que les lacs marécageux, brouillés par des pistes d'orignaux, ont reçu les noms des critiques qui nous avaient dénigrés. »