Article issu de "actu.fr" publié le 13 février 2021, sur l'exposition d'Ernest Pignon-Ernest. Voir l'article sur actu.fr.

Rueil-Malmaison. Une rétrospective du père du street-art Ernest Pignon-Ernest à admirer en ligne

Une exposition de l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), ouverte aux scolaires et à visiter en ligne retrace l'œuvre d'Ernest Pignon-Ernest, père du street-art.

L’œuvre La Commune de Paris d’Ernest Pignon-Ernest a célébré ses 50 ans. Ici, elle rend hommage aux huit manifestants au métro Charonne en 1962. Une rétrospective de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) sur l’artiste est à voir en ligne. (©Twitter / Ernest Pignon Ernest)

L’exposition « Papiers de murs » à l’Atelier Grognard de la ville de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) offre une rétrospective de l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest, précurseur du street-art et attaché à la mémoire historique des lieux où il affiche ses œuvres. Elle est ouverte aux scolaires et peut être découverte en ligne, dans une vidéo par l’artiste lui-même.

Un « autodidacte » engagé

Quand Ernest Pignon-Ernest commence à coller des affiches réalisées au pochoir sur les murs de villes comme Avignon, Nice et Paris pour dénoncer le racisme ou encore soutenir le droit à l’avortement, on ne parle pas encore de street-art mais plutôt d’art urbain. Il en est pourtant l’un des initiateurs en France.

Né en 1942 dans une famille niçoise de cinq enfants d’un employé des abattoirs et d’une coiffeuse, l’artiste âgé aujourd’hui de 78 ans commence à dessiner dans son enfance. Dès 15 ans, il travaille ainsi à mi-temps dans un cabinet d’architecte. Dans sa présentation, Ernest Pignon-Ernest raconte :

Je suis complètement autodidacte. Je quitte l'école à quinze ans. À douze ans, je découvre dans un numéro de Paris-Match la série de portraits de Sylvette de Picasso. C'est ce qui a fait, dès que j'ai vu que je n'étais pas assez bon au foot (rire), je me suis tourné vers la peinture.

Grandes sérigraphies

En hommage à la Commune de Paris, Ernest Pignon-Ernest place des images d’hommes gisants sur les marches du Sacré-Cœur et au Père Lachaise, et dans l’escalier de la station de métro Charonne en réf