De la splendeur des maisons de plaisance des élites du Grand Siècle aux modestes refuges champêtres prisés par les citadins du XIXe siècle, cette exposition vous invite à découvrir l'histoire fascinante de la villégiature autour de Paris.
Maisons élégantes ou rustiques, rêveries inspirées de Rousseau, villégiatures bourgeoises ou séjours au vert : elle révèle comment, en trois siècles, vivre à la campagne est devenu un art de vivre, un idéal partagé entre luxe, nature et liberté, puis un rêve accessible à tous.
Une invitation à voyager dans le temps, entre jardins, belvédères et activités en bords de Seine.
À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les élites parisiennes et versaillaises contribuent activement au développement de la villégiature francilienne en acquérant ou en faisant construire des maisons de plaisance à la campagne ; ces résidences secondaires, conçues comme des extensions de leur hôtel en ville, permettent à la fois d'afficher leur statut social, de profiter de séjours à la belle saison consacrés au repos et au divertissement, et de valoriser économiquement les terres par la gestion directe des récoltes.
Au siècle des Lumières, sous l'influence croissante de Jean-Jacques Rousseau, la campagne devient l'idéal d'une vie simple et naturelle, en rupture avec les artifices de la ville. Dans ses écrits, Rousseau exprime le rêve d'un cadre rural paisible et rustique, où l'on cultive son jardin, élève quelques animaux, et partage des plaisirs sains et conviviaux entre amis. Ce modèle inspire une aspiration collective à la villégiature, désormais perçue comme un refuge accessible, propice au bonheur et aux « divertissements honnêtes », bien au-delà des seules élites.
Après la Révolution, avec l'essor de la bourgeoisie, la villégiature se démocratise et entre dans son âge d'or, notamment entre 1800 et 1840. Dans un contexte d'expansion urbaine et de conquête des campagnes proches de Paris, de nouvelles résidences bourgeoises voient le jour, pensées pour offrir un cadre bucolique et confortable, bien que plus modeste que les demeures aristocratiques. Ces maisons, souvent dotées d'un belvédère offrant une vue panoramique sur la vallée de la Seine, permettent une occupation plus souple et régulière, marquant l'émergence d'un mode de vie alterné entre ville et campagne, préfigurant les séjours de fin de semaine d'aujourd'hui.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'Île-de-France connaît une transformation majeure : sous le Second Empire, les demeures de villégiature se multiplient et se diversifient stylistiquement, tandis qu'un intérêt croissant pour les hameaux gagne les citadins modestes en quête de nature. L'exemple d'Émile Zola, qui achète en 1878 une modeste maison à Médan et la transforme en résidence d'été, incarne ce nouvel engouement. Le développement du chemin de fer facilite ces séjours champêtres, favorisant la multiplication de lotissements aux abords de la Seine. Plus tard, l'essor de l'automobile renforce encore cette tendance, rendant accessible la réhabilitation de petites maisons rurales devenues résidences secondaires.
Entrée plein tarif : 7 €
Tarif réduit : 5 € (demandeurs d'emploi, familles nombreuses, groupes à partir de 11 personnes, adhérents de Rueil Culture Loisirs, amis du musée du Louvre, amis du musée d'Orsay et de l'Orangerie, enseignants détenteurs du Pass Education).
Gratuité (moins de 18 ans, étudiants, visiteurs en situation de handicap + un accompagnateur, guide-conférencier, carte presse, carte Icom).
Fermé les lundis et jours fériés.
Consultez le communiqué de presse :